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Chap.3 - La pollution et la destruction de l'environnement



L’extraction du charbon en France et dans de nombreux pays européens a alimenté durant plusieurs années notre industrie, nos chemins de fer et l’ensemble des populations en moyens de chauffage. Le tarissement des ressources, la recherche de solutions plus économiques et plus performantes ont conduit très vite à se tourner vers le pétrole et le gaz. Ces énergies fossiles sont polluantes au niveau de l’extraction, des transports, et surtout de leur consommation.

Par ailleurs, l’extraction de ressources minières (or, argent, plomb,...) et l’utilisation de produits chimiques dans les processus industriels génèrent une pollution croissante.

La production de viande pour l’alimentation humaine reste cependant un des premiers facteurs de pollution de l’air, de l’eau, des sols. C’est aussi une des premières causes de la déforestation, de l’élévation des temératures, de la désertification de certaines régions du monde, de la pénurie de végétaux pour l’alimentation humaine, ...


1. La pollution de l’eau, des mers et des océans[1]

Les pays pauvres accueillent la plupart des industries polluantes qui déversent leurs rejets toxiques dans le sol sans contraintes environnementales. L’eau devient impropre à la consommation et favorise le développement de la pauvreté, de la malnutrition, des maladies.

De nombreuses espèces animales et végétales disparaissent du fait de la pollution de l’eau, de son réchauffement, sans parler de l’arrivée d’espèces exotiques (par accident ou du fait du réchauffement) et des pratiques de pêche intensive. Nos modes de vie et en particulier, nos modes d’alimentation ne sont pas compatibles avec la croissance de la population mondiale. Les déjections animales rendent l’eau impropre à la consommation, détruisent la vie dans les rivières, les mers, les océans.


2. La pollution de l’air[2]

Le trou dans la couche d’ozone causé par les gaz à effet de serre (pollution industrielle, automobile, animale) favorise l’élévation de la température partout sur la planète, la multiplication de catastrophes naturelles, la fonte des glaces des pôles, l’élévation du niveau des océans (et la disparition des terres), la disparition d’espèces animales et végétales, le remplacement de terres fertiles par des déserts, le déplacement de populations avec tous les dangers qui y sont liés : guerres, famines, maladies,…

Dans le monde d’aujourd’hui, ce sont les pauvres qui supportent l’essentiel des conséquences du changement climatique. Demain, ou plutôt dorénavant, ce sera l’humanité entière qui sera touchée. La prise de conscience sur ce sujet est réelle et universelle ;

Le réchauffement de la planète a été l’enjeu crucial de la COP21 - la 21ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique - qui s’est tenue à Paris en décembre 2015.

Les 195 pays participants et l’Europe se sont réunis et sont parvenus à s’accorder sur un texte, contraignant chacun d’eux à limiter l’usage d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) responsables de l’effet de serre ; des décisions qui devraient permettre de limiter à + 2°C, voire si possible à 1,5°C, l’élévation des températures sur la planète d’ici 2100. À défaut, l’élévation des températures aurait été de 4°C avec des conséquences irréversibles sur l’ensemble des écosystèmes.

Le texte engage les pays à participer financièrement à un fonds Vert qui devrait atteindre 100 milliards d’euros par an d’ici 2020. Un fonds qui servira à financer la transition énergétique, le développement d’énergies bas-carbone et renouvelables ainsi que les aides aux pays touchés par les catastrophe naturelles engendrées par l’évolution du climat.

Le texte et les engagements sont révisables tous les 5 ans en fonction des résultats observés.

Un texte historique car c’est le premier du genre sur le climat. Si chacun tient ses engagements, ce sera une grande victoire de l’homme sur lui-même. Un modèle, une référence pour les autres causes essentielles à défendre à l’échelle de la planète.

Des accords qui doivent encore être ratifiés par les parlements nationaux. Le seront-ils ?


3. La pollution des sols et surfaces agricoles[3]

Les sols agricoles sont bombardés d’insecticides, d’herbicides, de pesticides, qui mettent en danger les abeilles et avec elles, la reproduction naturelle des plantes : un danger pour toute la flore et la faune terrestres.

Quant au nucléaire , Tchernobyl[4], Fukushima[5],... Combien faudra-t-il encore d’accidents pour se décider à en sortir ?

Au-delà des événements marquants, le nucléaire pose toujours le problème des déchets. Enfouis dans notre sol ou envoyés dans l’espace, les déchets nucléaires nous retomberont dessus un jour ou l’autre. La radioactivité dure des millions d’années. Les tombeaux dans lesquels sont enfouis les déchets ne seront pas étanches aussi longtemps ! Mais la sortie du nucléaire ne doit pas conduire au retour à d’anciennes solutions (charbon, pétrole,…) qui augmenteraient la pollution et les gaz à effet de serre ; elle ne peut donc être que progressive et dépend de la capacité d’innovation dans le domaine des énergies renouvelables.

Toutes ces pollutions favorisent le développement de maladies[6] , en particuliers les cancers et les maladies neurologiques. Les effets sur la santé des émissions/réceptions d’ondes téléphoniques sont encore mal mesurés.


4. L’épuisement des ressources naturelles

Tous les pays et toutes les ressources naturelles sont exploités ou en passe de l’être, le plus souvent sans se préoccuper du long terme. La déforestation[7] dans les pays tropicaux (Amazonie, Brésil,…) réduit le poumon de la planète de jour en jour. Les extractions de pétrole, de gaz, de minerais et les méthodes utilisées détruisent à jamais des régions entières dans les pays du Sud. L’eau des rivières est pratiquement partout devenue impropre à la consommation. Les mers, les océans, pollués, surexploités par la pêche intensive, soumis à l’élévation des températures ne parviennent déjà plus à assurer la survie des espèces animales ou végétales qui les peuplaient depuis des millions d’années. Même le sable utilisé dans toutes nos constructions de logements commence à se raréfier.

La recherche toujours plus poussée de ressources énergétiques poussent les USA à utiliser le gaz de schiste depuis plusieurs années, alors même que les méthodes d’extraction sont particulièrement néfastes à l’environnement[8] . La discussion reprendra certainement en France dans les prochaines années.

Aujourd’hui, les Russes réclament le droit de s’accaparer une partie de l’Antarctique[9], un territoire jusqu’alors préservé de toute industrie, pour exploiter le pétrole qui s’y trouve en profondeur. Les intérêts à court terme l’emportent sur la vision à long terme de l’humanité.


5. Le scénario catastrophe à éviter

Imaginons un instant que rien ne change dans nos comportements à l’échelle planétaire...

  • Le chômage continue sa progression dans les pays « riches » ;
  • Les pays en développement continuent à se développer mais une grande partie de la population reste pauvre avec des revenus et des conditions de travail déplorables ;
  • Les ressources en eau, en minéraux, en énergies fossiles se
    tarissent, obligeant à exploiter des zones encore préservées ;
  • La pollution de l’air, de l’eau, des sols se poursuit ;
  • La température monte ainsi que le niveau des océans.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on assiste dans un premier temps, c’est-à-dire pendant 1 à 5 ans, à une forte amplification des phénomènes actuels :

  • Les entreprises continuent à se délocaliser, le niveau de vie et de protection sociale baisse dans les pays riches, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres s’agrandit encore ;
  • La pollution de l’air, de l’eau, des sols poursuit sa progression
  • Le niveau de température monte encore et fait fondre les pôles ; les accidents climatiques se multiplient : tornades, ouragans ravagent régulièrement des régions entières ;
  • Les océans submergent une partie de la côte ouest de l’Europe (en France, une partie de la Bretagne, des Pays-de-Loire et du Sud-ouest sont sous la mer), entraînant l’exode de populations ;
  • Des bassins d’emploi durement touchés par le chômage se marginalisent, la délinquance se propage ; des zones protégées et des zones de non-droit voient le jour, qui séparent les plus riches des plus pauvres ;
  • Certains États développés ne peuvent plus rembourser leurs dettes (créations de richesses insuffisantes) et sont en situation de faillite, entraînant les autres États dans leur sillage ;
  • La croissance de revenus d’une partie de la population des pays en développement renforce la pénurie de ressources naturelles et la pollution ;
  • L’absence de débouchés suffisants dans les ex-pays riches rend inefficaces toutes les tentatives de relocalisation d’industries. Une part de plus en plus importante de la population des pays riches vit sous le seuil de pauvreté ;
  • Les pays pauvres concentrent les problèmes de pollution, de délinquance, de maladies, de corruption,…

Ensuite, Il ne sera plus possible de faire machine arrière. Les températures continueront de s’accroître, Les guerres se développeront pour l’eau, qui fera cruellement défaut dans nombre de pays du Sud. Les populations migreront en masse vers les pays du Nord. Les plus riches, désormais peu nombreux, devront se réfugier dans les quelques territoires encore préservés de la pauvreté. Pour se protéger des guerres, des émeutes et du terrorisme, pour conserver leur niveau de vie, ils n’auront plus que deux ou trois solutions :

  • éliminer le reste du monde,
  • faire travailler jusqu’à l’épuisement une main d’œuvre bon marché qui assurerait le renouvellement de l’énergie, la dépollution de l’air, de l’eau, des sols,
  • quitter la Terre pour s’installer sur une planète proche.

Les prémices de ces tendances sont déjà visibles partout dans le monde et en France. Elles alimentent les scénarii de films de science-fiction[10] plus ou moins alarmants et violents. Est-ce ce futur là que nous voulons offrir à nos enfants ?

Il est encore temps de changer d’orientation, de choisir un nouveau mode de développement, plus respectueux de l’homme et de son environnement. Maintenant que nous savons ce que nous ne voulons plus, regardons plutôt les valeurs que nous souhaitons privilégier dans notre monde de demain.



Sources et compléments d'information

[3] Pollution des sols. Source :
http://www.environnement.ens.fr/ressources/resultats-des-ateliers/nourrir-le-monde/limites-actuelles/degradation-des-ecosystemes/article/sols

[4] Reportages : Tchernobyl. Source :
http://www.ina.fr/video/3073502001006

[10] Films et documentaires : Soleil vert, Delicatessen, Mad Max, Matrix,... voir les notes en fin d’ouvrage pour plus d’information.