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Chap.5 - Ouvrir la solution à d’autres populations en difficulté



Les conditions de l’élargissement

a. Les migrants

Des milliers de migrants en provenance des pays du Sud arrivent sur nos côtes chaque année, fuyant la misère, la famine, les persécutions, le terrorisme,... Des problématiques dont nous sommes en partie responsables (voir partie 2) et qui ne vont faire que s’accroître dans les prochains mois et les prochaines années. Oui, la solution que nous proposons peut contribuer à recevoir dignement ces personnes, ces familles qui ne cherchent qu’à échapper à une mort rapide, programmée. Aucune solution viable n’est proposée actuellement : les centres d’accueil des pays européens sont démunis face à l’afflux toujours plus grand de ces migrants. Les heurts entre ces populations, les polices nationales et certains groupes radicaux extrémistes qui s’opposent à l’accueil des étrangers se multiplient en Allemagne, en Autriche. Ces migrants ne demandent certainement qu’à travailler, qu’à s’insérer pour la plupart. La mise en service de ce circuit économique alternatif peut contribuer, au moins en partie, à solutionner les difficultés de ces populations et permettre à nos pays d’éviter les graves dangers qui assombrissent déjà l’horizon. Après les stars, c’est au tour des grandes entreprises d’exprimer leur solidarité avec ces populations de réfugiés[13] . En les accueillant, nous transformons notre système alternatif en une économie sphérique.

La solution proposée dans cet ouvrage est applicable aussi aux migrants. Et si on tentait, ne serait-ce que pour ces personnes, de mettre en place cette solution ? Qu’avons-nous à perdre ? Que risquons-nous ? Rien, sinon de réussir et de gagner l’estime de ces populations et une ouverture vers un monde plus sûr, plus humain.

Ce serait ainsi les plus pauvres de tous, ceux qui ont quitté leur pays, leurs amis, leur famille, leur maison,... ceux que notre système voudrait nous commander d’exclure directement qui, venant s’ajouter à nos demandeurs d’emploi, nous aideraient à sortir le monde de l’impasse dans lequel nous l’avons mis... !

En septembre 2016, 10 000 migrants s'entassent dans ce qu'on appelle désormais la "jungle de Calais". Doit-on penser que ces migrants vont tous repartir chez eux demain spontanément, que l'arrivée de nouveaux migrants va se tarir ou qu'ils finiront bien par aller ailleurs,... pour ne rien décider, ne rien leur proposer, ne rien leur offrir comme solution durable ? et si on tentait de remplacer la jungle par un village écosphère ? greffer une économie sphérique à cet endroit serait la preuve que cela peut marcher partout ailleurs. Proposition d'une économie sphérique appliquée à la jungle de Calais => Télécharger le document.
Cette solution ne sera toutefois efficace que si l'afflux des réfugiés arrête de croître ; pour cela il faudrait que les guerres cessent, que la pauvreté diminue, que l'élévation des températures soit stoppée, que la montée des océans s'arrête,... d'où l'importance d'agir aussi et parallèlement au niveau mondial et de développer des programmes pour la paix, le partage de richesses, le respect de l'homme et de l'environnement, l'utilisation des énergies renouvelables,... l'Europe qui, après le départ annoncé de la Grande Bretagne, se cherche une nouvelle légitimité pourrait concentrer ses efforts sur ces préoccupations. La construction d'un mur autour des frontières européennes ne sera en aucun cas une solution durable.

b. Les agriculteurs

En France les agriculteurs, qui traversent actuellement une crise, pourraient se poser la question de savoir si cette économie protégée n’est pas une solution pour eux.

Ce secteur a tout intérêt à rester ouvert sur le monde ; en effet, il ne parait pas concevable de se priver de nos exportations de produits agricoles, tout comme il serait dommage de se passer de la diversité des produits que nous importons du reste du monde. Le rééquilibrage des forces en présence, la transparence des rôles de chacun des acteurs de la filière, la transparence des marges, le réaménagement des circuits de l’éleveur au distributeur, la réduction du nombre d’intermédiaires, la mise en place de circuits courts, l’organisation entre éleveurs et producteurs pour intégrer des outils de transformation, de préparation, de distribution, les productions bio... Les idées ne manquent pas mais il semble impossible pour les petits producteurs de vivre de leur métier dans les conditions actuelles. C’est pourtant dans ce secteur, dans le cadre des activités d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), qu’un test allégé pourrait être réalisé. La prise de risque serait alors minimisée et le délai de mise en œuvre considérablement raccourci. Dans ce cas, les différents producteurs adhérents de l'Amap pourraient soit embaucher un salarié chargé d'une mission collective (collecter les produits chez les différents adhérents, les vendre sur les marchés ou aux petits commerçants locaux ou encore approvisionner les cantines scolaires,...), soit embaucher un salarié chargé de participer aux productions (ramasser ou cueillir les fruits et légumes, fabriquer du fromage,...), soit les 2 solutions à la fois.


Application de la solution aux agriculteurs

Application facilitée de la solution dans le cadre d'une AMAP.

Une mise en place facile dans le cadre d'une AMAP.


Sources et compléments d'information

[13]Infos migrants

66 artistes donneront un de leurs cachets pour les migrants

Source : JDD du 6 septembre 2015. http://www.lejdd.fr/Culture/66-artistes-ont-signe-l-appel-Une-main-tendue-pour-aider-les-refugies-749689

4 grandes entreprises, Air Liquide, Michelin, Sodexo et Total, s’engagent à mener des actions concrètes pour aider les réfugiés

http://www.lopinion.fr/11-septembre-2015/grandes-entreprises-francaises-se-mobilisent-migrants-28016